Sâa François Farafín Sandouno - "Urgences Panafricanistes Italie" prend position contre les causes migratoires

par M.A.D  -  9 Décembre 2021, 11:58

Le 28 novembre dernier, lors d'un événement organisé par Pro Italia (organisation souverainiste italienne ni de gauche ni de droite), le coordinateur d'Urgences Panafricanistes Italie, Sâa François Farafín Sandouno, (en tant qu'invité) s'en prenait aux politiques neo-colonialistes et mondialistes qui favorisent l'immigration et le commerce d'hommes majoritairement africains. Voici son discours :

"Bonsoir à tous, je suis François Farafín Sandouno, un afro-descendant né à Rome. Comme thème, je vous parlerai de l'immigrationnisme thalasique, c'est-à-dire de l'immigration maritime. On assiste aujourd'hui à une immigration d'Africains vers l'Europe, une immigration qui a pour racine le pillage de l'Afrique par des forces prédatrices exogènes occidentales, qui sont en concubinage incestueux avec les forces endogènes africaines. L'immigration est un saignement, une hémorragie. C'est un problème bien evidemment pour l'Italie, mais aussi en premier lieu pour le continent africain. Aucun continent, aucune nation, aucun pays, aucune civilisation ne peut progresser sans sa force humaine, sans sa force vivante. Lorsqu'il s'agit d'aborder la question migratoire, de nombreuses forces politiques en Italie, tant à droite qu'à gauche, font de l'instrumentalisation. A droite, ils stigmatisent l'immigration, le migrant qui arrive en Italie, mais on ne cherche jamais à analyser les causes du problème. D'un autre côté, il y a une gauche néolibérale asservie au grand Capital, une gauche qui a trahi ses vieux idéaux : la défense des droits sociaux, les droits des travailleurs, la lutte contre l'impérialisme auquel elle est aujourd'hui asservie. Elle défend une vision de la bien-pensance globaliste, néolibérale, visant à amalgamer, à homologuer, à construire un monde sans frontières, sans identités. Parler d'immigration, c'est remettre en cause deux choses : le pillage de l'Afrique (c'est de là que la droite et de la gauche doivent commencer) et la question du mondialisme. Le mondialisme s'attaque aujourd'hui à tous les peuples : en Afrique, en Italie, en France, en Espagne... Nous de l'ONG Urgences Panafricanistes, une organisation non gouvernementale que je dirige en Italie et qui est présidée par l'activiste anticolonialiste Kemi Seba, nous affrontons les causes. Nous luttons partout en Afrique contre le néo-colonialisme, la Françafrique, le franc CFA. Nous avons été la première organisation en ce 21e siècle à  vulgariser la question du franc CFA, du néo-colonialisme français, et pas que ça. Cependant, il faut souligner que le néo-colonialisme trouve sa légitimité auprès de certains dirigeants africains corrompus. Notre demarche n'est pas celle de dire que tout ce qui se passe en Afrique est la faute de l'Occident ou de l'Homme Blanc. Il y a un collaborationnisme. Une civilisation n'est détruite par l'extérieur que si elle est rongée de l'intérieur. Principe valable partout. Nous de Urgences Panafricanistes avons été les organisateurs (à travers le Front anti-CFA composé de plus de 700 associations anticolonialistes) des mobilisations en 2017 contre le CFA. Des mobilisations qui ont eu un écho dans le monde entier. Au 21ème siècle, comme le dit Kemi Seba, chaque peuple a le droit de décider de son propre destin, mais vous ne pouvez pas décider de votre propre destin si vous n'avez pas votre propre souveraineté, si vous n'imprimez pas de monnaie souveraine. Et il y a une similitude entre le franc CFA et l'euro. La meilleure façon donc d'arrêter les emigrations d'Afrique est de permettre à nôtre continent de s'autodéterminer, laisser l'Afrique decider d'elle-même de son destin économique, politique, militaire, intellectuel et idéologique. Des slogans comme « aidons-les chez eux » se font entendre à droite… mais Non ! La meilleure aide à l'Afrique est de la laisser s'aider elle-même.  Thomas Sankara, qui a relancé le Burkina Faso en 4 ans, est la preuve que si l'Afrique est souveraine et compte sur elle-même, elle peut progresser. Je veux préciser une autre chose : la bataille panafricaniste pour l'autodétermination africaine n'est pas une lutte entre Noirs et Blancs. Nous affrontons le même ennemi. L'ennemi est l'hydre néolibérale apatride, qui n'a pas de couleur, n'a pas de religion. Sa seule religion est la monnaie vert. Les masses populaires d'Afrique et d'Europe ne s'y opposent pas, comme l'e disait Sankara. Vive les peuples indépendants et souverains chez eux !"

On November 28, during an event organized by Pro Italia (an Italian sovereignist organization neither on the left nor on the right), the coordinator of Pan-Africanist Emergencies Italy, Sâa François Farafín Sandouno, (as a guest) attacked neo-colonialist and globalist policies which favor immigration and trade in mainly African men. Here is his speech:

"Good evening everyone, I am François Farafín Sandouno, an Afro-descendant born in Rome. As a theme, I will talk to you about thalastic immigration, that is to say maritime immigration. Today we are witnessing to an immigration of Africans to Europe, an immigration which is rooted in the plundering of Africa by predatory exogenous Western forces, who are in incestuous cohabitation with the endogenous African forces Immigration is a bleeding, a hemorrhage. This is obviously a problem for Italy, but also first and foremost for the African continent. No continent, no nation, no country, no civilization can progress without its human strength, without its living strength. t is to tackle the migration issue, many political forces in Italy, both on the right and on the left, are instrumentalizing. On the right, they stigmatize immigration, the migrant who arrives in Italy, but we do not seek never to analyze the causes of the problem. On the other hand, there is a neoliberal left subjugated to big capital, a left which has betrayed its old ideals: the defense of social rights, the rights of workers, the fight against imperialism to which it is today enslaved. . She defends a vision of globalist, neoliberal well-thinking, aiming to amalgamate, to approve, to build a world without borders, without identities.
To speak of immigration is to question two things: the plundering of Africa (this is where the right and the left must begin) and the question of globalism. Globalism is attacking all peoples today: in Africa, Italy, France, Spain ... We from the NGO Urgences Panafricanistes, a non-governmental organization that I lead in Italy and which is chaired by the anti-colonial activist Kemi Seba, we face the causes. We are fighting everywhere in Africa against neo-colonialism, Françafrique, the CFA franc. We were the first organization in this 21st century to popularize the issue of the CFA franc, French neo-colonialism, and not just that. However, it should be noted that neo-colonialism finds its legitimacy with certain corrupt African leaders. Our approach is not to say that everything that happens in Africa is the fault of the West or the White Man.There is collaborationism. A civilization is destroyed from the outside only if it is eaten away from the inside. Principle valid everywhere. We from Pan-Africanist Emergencies were the organizers (through the Anti-CFA Front composed of more than 700 anti-colonialist associations) of the mobilizations in 2017 against the CFA. Mobilizations that have had an echo around the world. In the 21st century, as Kemi Seba says, every people have the right to decide their own fate, but you can't decide your own fate if you don't have your own sovereignty, if you don't print money. sovereign. And there is a similarity between the CFA franc and the euro. The best way therefore to stop emigrations from Africa is to allow our continent to self-determine, to let Africa decide for itself its economic, political, military, intellectual and ideological destiny. Slogans like "let's help them at home" are heard on the right ... but No! The best help for Africa is to let it help itself. Thomas Sankara, who revived Burkina Faso in 4 years, is proof that if Africa is sovereign and relies on itself, it can progress. I want to clarify something else: the Pan-Africanist battle for African self-determination is not a struggle between blacks and whites. We face the same enemy. The enemy is the stateless neoliberal hydra, which has no color, has no religion. Its only religion is green money. The popular masses of Africa and Europe are not opposed to it, as Sankara said. Long live the independent and sovereign peoples at home! "

Em 28 de novembro, durante um evento organizado pela Pro Italia (uma organização soberanista italiana que não está nem à esquerda nem à direita), o coordenador do Pan-Africanist Emergências Itália, Sâa François Farafín Sandouno, (como convidado) atacou o neocolonialista e políticas globalistas que favorecem a imigração e o comércio principalmente de homens africanos. Aqui está seu discurso:

“Boa noite a todos, sou François Farafín Sandouno, um afro-descendente nascido em Roma. Como tema, falarei sobre a imigração talástica, ou seja, a imigração marítima. Hoje estamos testemunhando uma imigração de africanos para a Europa , uma imigração que tem suas raízes na pilhagem da África por forças predatórias exógenas ocidentais, que estão em concubinato incestuoso com as forças endógenas africanas A imigração é um sangramento, uma hemorragia. Este é obviamente um problema para a Itália, mas também em primeiro lugar para o Continente africano. Nenhum continente, nenhuma nação, nenhum país, nenhuma civilização pode progredir sem sua força humana, sem sua força viva. Para enfrentar a questão migratória, muitas forças políticas na Itália, tanto à direita quanto à esquerda, estão instrumentalizantes. À direita, estigmatizam a imigração, o migrante que chega à Itália, mas não procuramos nunca analisar as causas do problema º. Por outro lado, há uma esquerda neoliberal subjugada ao grande capital, uma esquerda que traiu seus antigos ideais: a defesa dos direitos sociais, os direitos dos trabalhadores, a luta contra o imperialismo ao qual está hoje escravizada. Ela defende uma visão de bem-pensar globalista e neoliberal, visando amalgamar, aprovar, construir um mundo sem fronteiras, sem identidades. Falar de imigração é questionar duas coisas: a pilhagem da África (é aqui que a direita e a esquerda devem começar) e a questão do globalismo. O globalismo está atacando todos os povos hoje: na África, Itália, França, Espanha ... Nós da ONG Urgences Panafricanistes, uma organização não governamental que eu lidero na Itália e que é presidida pelo ativista anticolonial Kemi Seba, enfrentamos as causas. Estamos lutando em toda a África contra o neocolonialismo, Françafrique, o franco CFA. Fomos a primeira organização neste século 21 a popularizar a questão do franco CFA, o neocolonialismo francês, e não só isso. No entanto, deve-se notar que o neocolonialismo encontra sua legitimidade com certos líderes africanos corruptos. Nossa abordagem não quer dizer que tudo o que acontece na África é culpa do Ocidente ou do Homem Branco. Existe colaboracionismo. Uma civilização é destruída por fora apenas se for comida por dentro. Princípio válido em qualquer lugar. Nós do Pan-Africanist Emergencies fomos os organizadores (através da Frente Anti-CFA composta por mais de 700 associações anticolonialistas) das mobilizações em 2017 contra o CFA. Mobilizações que ecoaram em todo o mundo. No século 21, como diz Kemi Seba, todo povo tem o direito de decidir seu próprio destino, mas você não pode decidir seu próprio destino se não tiver sua própria soberania, se não imprimir dinheiro. E há uma semelhança entre o franco CFA e o euro. A melhor forma, portanto, de deter as emigrações da África é permitir que nosso continente se autodetermine, deixar que a África decida por si mesma o seu destino econômico, político, militar, intelectual e ideológico. Slogans como "vamos ajudá-los em casa" são ouvidos à direita ... mas não! A melhor ajuda para a África é deixar que ela ajude a si mesma. Thomas Sankara, que reviveu Burkina Faso em 4 anos, é a prova de que se a África for soberana e contar com si mesma, ela pode progredir. Quero esclarecer outra coisa: a batalha pan-africanista pela autodeterminação africana não é uma luta entre negros e brancos. Enfrentamos o mesmo inimigo. O inimigo é a hidra neoliberal apátrida, que não tem cor, não tem religião. Sua única religião é o dinheiro verde. As massas populares da África e da Europa não se opõem a ela, como disse Sankara. Viva os povos independentes e soberanos em casa! "

 

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