Analyse de Sâa François Sanduno (alias Farafin) sur la nature et libérale et mondialiste du BLM (french/english).

par M.A.D  -  17 Juillet 2021, 18:05

Sâa François Sandouno

Aujourd'hui, cela a été remplacé par le "Black Lives Matter '', qui, une fois paraphrasé, signifierait, comme le dit Kemi Seba, "ehi, les Blancs! La vie des Noirs compte !''

Au cours des dernières temps, nous avons vu emerger un mouvement en Occident qui conteste le racisme, la négrophobie et la brutalité policière. Ce sont des réalités indéniables qui sont présentes dans les sociétés caucasiennes et auxquelles il faut s'opposer. La négrophobie est une réalité existante, mais on a souvent tendance à critiquer les conséquences d'un mal, sans en analyser la cause.

Pour comprendre la négrophobie, il faut savoir analyser et déconstruire une idéologie moderne putréfiée, qui a proliféré dans l'espace et le temps, et a toujours cherché à obtenir un consensus parmi ce qu'elle définit comme « minorités », pour planifier et mettre en œuvre ses politiques délétères. On parle du libéralisme. À chaque époque, en particulier aux États-Unis, le libéral-progressiste Caucasien a tenté de manipuler l'Homme Noir et de détourner sa bataille initiale pour l'émancipation. Les différents leaders nationalistes noirs des années 1900 (stigmatisés et ostracisés par le courant de la bien-pensance occidentale), dont Marcus Mosiah Garvey, Malcolm X ou Khalid Abdul Muhammad l'avaient bien compris et, en fait, ont souligné combien il était important et vital pour l'Homme Noir, de prendre ses distances avec le ''renard libéral'' qui voulait/veut se présenter comme une alternative au ''loup conservateur''. Il ne s'agit pas ici, quand cela est invoqué, de prendre le Caucasien conservateur comme baromètre ou allié dans les batailles pour l'émancipation des Noirs. Le Noir doit être en mesure d'imposer une troisième option, qui pose sur l'autodétermination communautaire et le refus de l'assimilationnisme (inclusion dans le système bourgeois). Stockely Carmichael, Muhammad Alì ou Khalid Muhammad, étaient les meilleurs exemples de cette troisième option qu'ils appelaient ''Black Power''. Ce concept ne doit pas être considéré comme une suprématie noire inversée. Le concept de pouvoir noir renvoyait aux années 1960, à la consolidation des communautés et à la fierté de l'identité noire panafricaine.

Aujourd'hui, cela a été remplacé par le "Black Lives Matter '', qui, une fois paraphrasé, signifierait, comme le dit Kemi Seba, "ehi, les Blancs! La vie des Noirs compte !''

Nous sommes passés de l'autodétermination, de la consolidation de l'identité et de la communauté, refusant l'assimilationnisme libéral bourgeois à la victimisation noire et à l'intégrationnisme deregulé. Quand on parle du mouvement Black Lives Matter, il faut cependant souligner et préciser qu'à la base, il s'agissait d'un concept interne de la communauté noire consistant à se soutenir mutuellement. Dans ce cas, c'était logique. Mais en ces derniers temps, Black Lives Matter est devenu un hashtag récupéré par les forces mondialistes, sorosiennes et libérales-progressistes qui s'en fichent du sort des Noirs. La seule direction que ces forces veulent entreprendre est celle d'utiliser certaines catégories comme réservoirs électoraux. Le néolibéralisme dans le domaine societal a donc manipulé de réelles souffrances dans la société américaine et in extenso occidentale (injustices sociales, inégalités, négrophobie systémique, brutalités policières...), pour désorienter une révolte vers un agenda qui aurait dû renverser le régime du Trump qui derengeait les forces mondialistes. Là aussi, il faut souligner que Trump en tant que personnalité politique n'est en aucun cas l'ami des Africains. Mais puisque la géopolitique est aussi une question de géostratégie, Trump représentait le mal nécessaire (en ce qui concerne les Africains et les afro-descendants). Pour la finance internationale néolibérale apatride, il a fallu déstabiliser Trump avec des soulèvements pilotés comme ce fut le cas lors du printemps arabe, qui aurait dû par conséquent détourner les voix en faveur de Biden.

En analysant cette situation, nous pouvons affirmer que l'antiracisme moderne est une arme créée par nos ennemis (l'oligarchie financière apatride), par les mêmes qui sont à la base du racisme existant et de l'humanité hierarchisée dans son ensemble. Leur objectif a toujours été de détourner la colère des Peuples, en utilisant les Noirs les plus fragiles (afro-mondialistes, progressistes noirs libéraux, afro-politains) et les Blancs les plus extrémistes (la droite alternative réactionnaire et limitée), pour empêcher le plus pauvre, noir et blanc, de se soulever contre les agents du Capital, et de placer au centre du débat, les problèmes sociaux et géopolitiques, qui sont la base et l'essence du racisme. On ne peut pas se dire antiraciste, sans être anticapitaliste ou antilibéral, car comme le disait Stockely Carmichael : "Le racisme n'est pas une question d'attitude, mais de pouvoir.''

Au sujet de la lutte antiraciste, Kemi Seba (président-fondateur de l'ONG Urgences Panafricanistes que je coordonne en Italie), l'une des figures de proue de la résistance anticolonialiste en Afrique au XXIe siècle, déclare dans une interview : 'Nous on s' est jamais opposé à la lutte de notre peuple aux Etats-Unis, nous sommes aux côtés de notre peuple qui lutte contre les discriminations raciales, contre les violences policières, nous serons solidaires ad vitam aeternam avec ce combat, ce à quoi nous nous opposons, c'est l'instrumentalisation des forces mondialistes de la souffrance de notre peuple aux fins d'un projet blanc intégrationniste et progressiste et cela ne nous intéresse pas. Nous ne voulons pas progresser sur la voie de l'Occident, nous voulons notre autodétermination et nous voulons que chaque peuple puisse prendre son destin en main.'' (Source : https://www.laluce.news/2020/06/25/intervista-a-kemi-seba-black-lives-matter-moda-delle-elite-globaliste/)

Pour la communauté afro-diasporique, il existe deux alternatives vitales comme salut :

1. Le retour en Afrique sur le modèle garveyiste, pour lutter pour la souveraineté africaine et la décolonisation complète face aux forces exogènes (l'impérialisme) et aux forces endogènes (la mal-gouvernance de la classe dirigeante africaine) ;

2. La construction d'une communauté diasporique africaine forte et solidaire en Occident, sur le modèle chinois, pakistanais, indien etc. Le salut ne se trouve pas en pensant de s'assimiler à un système putréfié dans un endroit, ce meme systeme que l'on tente d'éradiquer définitivement en Afrique  (mais aussi dans tous les territoires du monde qui résistent à l'occidentalisme néolibéral pour un monde multipolaire).
Le racisme est une question de rapport de force. S'enraciner dans son propre paradigme de civilisation, contester et combattre à la fois ceux qui alimentent ce racisme, est le seul moyen de le contrer.

In the last period, we have witnessed a movement in the West that challenges racism, negrophobia and police brutality. They are undeniable realities that are present in whites societies and which must be opposed. Negrophobia is an existing reality, but we often tend to criticize the consequences of an evil, without analyzing its cause.

To understand negrophobia, it is necessary to be able to analyze and deconstruct a putrefied modern ideology, which has proliferated in space and time, and has always sought to obtain consensus among what it defines as `` minorities '', to plan and implement its deleterious policies. We are talking about liberalism. In every era, particularly in the United States, the White liberal-progressive has attempted to manipulate the Black Man and deflect his initial battle for emancipation. The various black nationalist leaders of the 1900s (stigmatized and ostracized by the Western right-thinking current), including Marcus Mosiah Garvey, Malcolm X or Khalid Abdul Muhammad had understood it well and, in fact, underlined the fact of how important and vital it was for the Black Man , to distance himself from the '' liberal fox '' who wanted / wants to present himself as an alternative to the '' conservative wolf ''. It is not a question here, when this is invoked, of taking the conservative Caucasoid as a barometer or ally in the battles for black emancipation. The Black Man must be in a position to impose a third option, which is based on community self-determination and the rejection of assimilationism (inclusion in the bourgeois system). Stockely Carmichael, Muhammad Alì or Khalid Muhammad, were the best examples of this third option which they called '' Black Power ''. This concept is not to be seen as a reverse black supremacy. The concept of black power went back to the 1960s, to the consolidation of communities and the pride of black Pan-African identity.

Today, this has been replaced by the `` Black Lives Matter '', which when paraphrased would mean `` hey, Whites! Black lives matters! We are humans '' .We have gone from self-determination, the consolidation of identity and community, rejecting bourgeois liberal assimilationism to black victimization and forced integrationism. When we talk about the Black Lives Matter movement, it is however necessary to underline and specify that, at the base, it was an internal concept of the black community consisting of mutually supporting each other. In this case, it made sense. But for a long time now, Black Lives Matter (BLM) has become a hashtag recovered by the globalist, soros-ian, and liberal-progressive forces who do not care about the fate of the Blacks. The only direction they intend to take is that of making use of some electoral reservoir categories. Neoliberalism in the social field has therefore manipulated real suffering in US society (social injustices, inequalities, systemic negrophobia, police brutality ...), to disorient a revolt towards an agenda that should have overthrown the inconvenient Trump regime, then, for the globalist forces. Here too, it should be noted that Trump as a political figure is in no way the friend of Africans. But since geopolitics is also a matter of geostrategy, Trump represented the necessary evil (as far as Africans and Afro-descendants are concerned). For stateless neoliberal international finance, it was necessary to destabilize Trump with piloted uprisings as was the case in the Arab Spring, which consequently should have brought down the votes towards Biden.

Analyzing this situation, we can affirm that modern anti-racism is a weapon created by our enemies (the stateless financial oligarchy), by the same ones who are at the basis of existing racism and of humanity as a whole. Their goal has always been to deflect the anger of the Peoples, using the most fragile Blacks (afro-globalists, liberal black progressives, afro-politans) and the most extremist Whites (the reactionary and limited alt-right), to to prevent the poorest part, both black and white, from rising up against the agents of Capital, and to place the social and geopolitical problems, which are the basis and essence of racism, at the center of the debate. One cannot call oneself anti-racist, without being anti-capitalist or anti-liberal, because as Stockely Carmichael said: `` Racism is not a question of attitude, but of power. ''

On the subject of the anti-racist struggle, Kemi Seba (president-founder of the NGO Urgences Panafricanistes that I coordinate in Italy), one of the leading figures of the anti-colonialist resistance in Africa in the 21st century, states in an interview: '' We havent we ever opposed the struggle of our people in the United States, we are alongside our people who fight against racial discrimination, against police violence, we will be in solidarity to the death with this fight. What we oppose is the to exploit the globalist forces of the suffering of our people for the purposes of an intregrationist, progressive white project and this is of no interest to us. We do not want to progress on the path of the West, we want our self-determination and we want every people to be able to take their destiny into their own hands. '' (Source: https://www.laluce.news/2020/06/25/intervista-a-kemi-seba-black-lives-matter-moda-delle-elite-globaliste/)

For the Afro-Diasporic community, there are two vital alternatives as salvation:

1. The back to Africa on the Garveyist model, to fight for African sovereignty and complete decolonization in the face of exogenous forces (imperialism) and endogenous forces (the misrule of the African ruling class);

2. The construction of a strong, cohesive and united African diasporic community in the West, on the Chinese, Pakistan, Indian model etc. Salvation cannot be found by thinking of assimilating into a rotten system, which Africa is trying to eradicate definitively (but also in all the territories of the world that resist neo-liberal Westernism for a multipolar world).

Racism is a question of the balance of power. Getting rooted in one's own civilization paradigm, contesting and fighting at the same time those who feed this racism, is the only way to counter it.

Original Source : https://www.geopolitica.ru/it/article/black-lives-matter-una-manipolazione-liberale-e-globalista


 

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